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AVRIL (pièce pour violon et piano)
Rêves engloutis, 6 esquisses pour quatuor à cordes, op. 22c |
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Petite introduction à
AVRIL (pièce pour violon et piano)
de René Staar
Cette pièce est un essai de poème musical du 20e siècle. Comme so titre lindique déjà, lambiance y change comme le temps en avril. En outre, la pièce - comme certaines plaisanteries faites le 1er Avril - ne doit pas être prise trop au sérieux. Cest, en quelque sorte, la vie dun anti-héros dans le sens le plus vrai du mot. On ne fait pas ressortir des choses positives mais on se moque dun anti-héros en montrant des faiblesses et des bêtises qui nexistent même pas dans la vie normale. Le violon représente lanti-héros, le piano le monde environnant (bon ou mauvais). Et tout ceci dans le sens dune parodie musicale. La forme de la pièce est très difficile à définir: ou pourrait bien lappeler un pot-pourri, mais je préfère la décrire comme poésie musicale.
Voici la pièce proprement dite:
La vie sécoule, monotone (dans un bureau peut-être). Cest avec un ennui visible que le violiniste joue son air, accompagné par le piano. Certes, au bout de dix mesures il essaie déjà de séchapper par un jeu à double corde, mais ceci irrite légèrement le monde environnant: " Est-ce que ce type est devenu fou?" Mais même cela ne change en rien la situation. Car cest seulement un grand évènement de lextérieur, exprimé par quelques accords à la "Maîtres-Chanteurs", qui changera la situation! Dans uns surprise total, le violoniste suspend son jeu puis reprend, complétement affarouché, avec un cadence timide. Pui il retombe immédiatement dans son ancienne vie monotone. Mais de nouveau le "Maître-Chanteur" y fait irruption, cette fois encore renforcé "à la Moussorsky". Cette fois-ci, le violoniste - bienque de nouveau intimidé - comprend la situation qui cependant se désintègre imméditatement en faux accords de "Tristan". Choqué, lanti-héros commence à chuchoter sur son violon, puis il joue une rengaine sentimentale "à la Godowsky". Il sarrête toutefois par une cadence soi-disant davant-garde qui semble demander: "Nest-ce pas beau?" pour continuer ensuite son "Godowsky", tandisque le piano répond par des citations de Lohengrin et quelques tournures "à la Chopin" ou "à la Johann Strauss".
Et comme cela arrive souvent, le héros exagére maintenant, il joue le thème "à la Godowsky" dun demi-ton plus haut et encore dun demi-ton hout etc. Bien entendu, pendant ce temps, le jeu du monde environnant plus devient de plus en plus dissonant et on assiste à une véritable orgie "à la Cluster". Maintenat tout a lair dêtre terminé; le violoniste, fatigué et triste, reprend sa vieille chanson, cest-à-dire le mouvement monotone de début. Tristement, le piano joue la Polonaise en la majeur de Chopin, faux bien sûr. Lanti-héros se ressaisit une dernière fois, commence à se persifler lui-même, sinterrompant avec un petit cri de douleur. A la fin, satire se risée se transforment en un thème "à la Schubert", réellement beau, mais que le violiniste, véritable anti-héros, na pas le droit de reconnaître. Il termine le tout brutalement
- Avril, Avril! |