Petite introduction à

AVRIL (pièce pour violon et piano)

de René Staar

Cette pièce est un essai de poème musical du 20e siècle. Comme so titre l’indique déjà, l’ambiance y change comme le temps en avril. En outre, la pièce - comme certaines plaisanteries faites le 1er Avril - ne doit pas être prise trop au sérieux. C’est, en quelque sorte, la vie d’un anti-héros dans le sens le plus vrai du mot. On ne fait pas ressortir des choses positives mais on se moque d’un anti-héros en montrant des faiblesses et des bêtises qui n’existent même pas dans la vie normale. Le violon représente l’anti-héros, le piano le monde environnant (bon ou mauvais). Et tout ceci dans le sens d’une parodie musicale. La forme de la pièce est très difficile à définir: ou pourrait bien l’appeler un pot-pourri, mais je préfère la décrire comme poésie musicale.

Voici la pièce proprement dite:
La vie s’écoule, monotone (dans un bureau peut-être). C’est avec un ennui visible que le violiniste joue son air, accompagné par le piano. Certes, au bout de dix mesures il essaie déjà de s’échapper par un jeu à double corde, mais ceci irrite légèrement le monde environnant: " Est-ce que ce type est devenu fou?" Mais même cela ne change en rien la situation. Car c’est seulement un grand évènement de l’extérieur, exprimé par quelques accords à la "Maîtres-Chanteurs", qui changera la situation! Dans uns surprise total, le violoniste suspend son jeu puis reprend, complétement affarouché, avec un cadence timide. Pui il retombe immédiatement dans son ancienne vie monotone. Mais de nouveau le "Maître-Chanteur" y fait irruption, cette fois encore renforcé "à la Moussorsky". Cette fois-ci, le violoniste - bienque de nouveau intimidé - comprend la situation qui cependant se désintègre imméditatement en faux accords de "Tristan". Choqué, l’anti-héros commence à chuchoter sur son violon, puis il joue une rengaine sentimentale "à la Godowsky". Il s’arrête toutefois par une cadence soi-disant d’avant-garde qui semble demander: "N’est-ce pas beau?" pour continuer ensuite son "Godowsky", tandisque le piano répond par des citations de Lohengrin et quelques tournures "à la Chopin" ou "à la Johann Strauss".
Et comme cela arrive souvent, le héros exagére maintenant, il joue le thème "à la Godowsky" d’un demi-ton plus haut et encore d’un demi-ton hout etc. Bien entendu, pendant ce temps, le jeu du monde environnant plus devient de plus en plus dissonant et on assiste à une véritable orgie "à la Cluster". Maintenat tout a l’air d’être terminé; le violoniste, fatigué et triste, reprend sa vieille chanson, c’est-à-dire le mouvement monotone de début. Tristement, le piano joue la Polonaise en la majeur de Chopin, faux bien sûr. L’anti-héros se ressaisit une dernière fois, commence à se persifler lui-même, s’interrompant avec un petit cri de douleur. A la fin, satire se risée se transforment en un thème "à la Schubert", réellement beau, mais que le violiniste, véritable anti-héros, n’a pas le droit de reconnaître. Il termine le tout brutalement

- Avril, Avril!